Accéder au contenu principal

10. LES LABORATOIRES AGIR


LES LABORATOIRES AGIR

1942 – 1991


L’installation de l’entreprise sur des terrains appartenant à la famille Alexis Grand d’Irigny dans le Rhône donne l’acronyme AGIR, d’où le nom de l’entreprise que fonde René Pollet en 1942.
 
Le site choisi, rue Philémon-Descaillots, situé sur le domaine du Vieux Château, permet d’utiliser un ancien moulin et de construire plusieurs bâtiments, laboratoires et ateliers. 

 

 

 

Dans ses laboratoires de Sérézin-du-Rhône, AGIR développe en premier lieu des gammes de produits d’entretien qui manquent alors dans les drogueries : savons, lessives, détergents, eau de javel en poudre…

 

Les laboratoires AGIR (aujourd’hui parc de l’Ozon).

 


L’entreprise compte jusqu’à 130 personnes : ouvriers, mécaniciens, dessinateurs, chimistes, employés ; beaucoup d’entre eux viennent par le train, de Chasse-sur-Rhône et de Ternay. Ils travaillent sur deux chaînes pour AGIR et pour Péchiney-Progil, au conditionnement et au contrôle. L’effectif compte de nombreuses femmes.


1945 : En lien avec les usines chimiques de la Vallée du Rhône, AGIR développe des insecticides ménagers à base de DDT (liquide ou en poudre). 

Apparition de la marque KILLER : ruban de papier imbibé d’insecticide et destiné à être punaisé dans les placards par exemple. 

M Maurice Berthoux évoque cette fabrication : Il fallait enrouler à la main deux mètres de ruban insecticide sur un petit carton calibré que l’on introduisait ensuite dans une boîte en carton-   

Maurice Berthoux évoque cette fabrication : Il fallait enrouler à la main deux mètres de ruban insecticide sur un petit carton calibré que l’on introduisait ensuite dans une boîte en carton.

- 1949 : mise sur le marché des premières bombes aérosol.

- 1950 : M. Romanet invente une valve utilisée sur les chaînes de conditionnement d’insecticides et de désodorisants. Le butane, le propane et parfois le fréon sont employés comme gaz propulseurs. 
Raymonde explique : […] Le remplissage des bombes s’effectuait sur deux chaînes automatiques, dont une réservée aux bombes « Catch » de Péchiney Progil. AGIR avait le brevet d’un système de valves entièrement fabriqué dans l’usine […] 

À   l’époque, le gaz propulseur de ces bombes était du butane inodore refroidi   à -40°, qui coulait comme de l’eau, mais quand même, il y avait un peu d’évaporation ! Pour assurer la sécurité et pour commander l’automatisation des chaînes de remplissage, l’entreprise a utilisé une toute nouvelle technologie : des « circuits logiques », il s’agissait d’électronique, enfermés dans des blocs de résine. C’est l’ingénieur concepteur, qui, au début, a suivi le bon fonctionnement des installations ; il était, somme toute, à l’avant-garde de l’électronique d’aujourd’hui. […]

- 1

 

Le travail à la chaîne
 
 Dans les années cinquante, AGIR est une entreprise de pointe. Création d’une filiale, la SAFCA (Société Anonyme Française de Conditionnement Aérosol), spécialisée dans le conditionnement aérosol au service d’autres entreprises.

Un atelier
-  Au cours des années suivantes, plusieurs Sérézinois exercent des responsabilités dans l’entreprise : Pierre Verbaere, maire, comme chef de fabrication, et, comme directeurs de l’usine, des conseillers municipaux, Michel Noyre et Maurice Pollet, installé à Sérézin-du-Rhône depuis 1959.


- 1972 : Maurice Pollet remplace son père (décédé) à la tête de l’entreprise dont il devient le PDG. 

-   A partir de 1963 : premières difficultés économiques et premier règlement judiciaire.

 


-  - 1967 : abandon de la fabrication de la valve et du matériel aérosol pour se concentrer sur les produits AGIR et leur conditionnement.


Élargissement de la gamme d’aérosols aux lave-vitres, nettoie-fours, shampoing moquettes, produits pour les meubles et anti-humidité, et même une laque pour cheveux.

 

-       Mai 68 : simplement une grève de deux heures, en soutien aux mouvements dans le pays. Le délégué du personnel commente : Lorsqu’on a un problème, on en discute immédiatement avec le patron et on trouve toujours un accord !


Les employés des laboratoires AGIR 
1974 : crise du pétrole et blocage des prix provoquent de nouvelles difficultés et un nouveau règlement judiciaire. Les usines chimiques de la région embauchent des ouvriers d’AGIR.
 
1976:développement de la commercialisation de sacs poubelle, de sacs de congélation, d’insecticides et de désodorisants (au paradichlorobenzène) pour d’autres fabricants.
 
1985 : lancement de produits d’entretien pour piscines ; accroissement (11 références) de la gamme PTS de protection contre l’humidité.
 
1991 : le poids de la concurrence provoque la fermeture de l’usine.
 
1993 : démolition des entrepôts.



Vue du site avant 1993

 

 À partir de 1994 : achat du site par la commune de Sérézin-du-Rhône et transformation progressive en un espace de détente et de loisirs, actuellement le Parc de l’Ozon (espaces verts avec des tables et des bancs, terrain de basket parcours de santé, jeux pour enfants…).
 

-        

 

Commentaires