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8. UN QUARTIER ANCIEN


UN QUARTIER ANCIEN

Rue de la Blancherie, la « Vieille Boîte », le Sibelin

Etablie à flanc de colline, entre la paroi en micaschistes et l’Ozon, la rue de la Blancherie est jusqu’à la création de l’avenue du Dauphiné en 1841, la seule voie de communication qui relie Saint-Symphorien-d’Ozon au port de Vernaison sur le Rhône.
 
Elle est très fréquentée par les transports de charbon en provenance de Rive-de-Gier et d’avoine et de blé destinés aux moulins. Elle marque la limite entre Solaize et Sérézin-du-Rhône.
 
Marius Bordel (1898-1974), notre historien local, relate quelques problèmes rencontrés sur cette voie de communication au XIXsiècle :
« Pendant la première moitié du XIXe siècle, ce chemin connaît de nombreux problèmes en raison notamment des caprices de l’Ozon qui, au cours de ses crues, change de lit après avoir ravagé ses bords. Les dépenses d’entretien incombent aux deux communes limitrophes : Sérézin et Solaize, mais cette dernière refuse de payer sa part. Faute de ressources, les élus municipaux de Sérézin se désintéressent de la partie entre la rue de l’Ozon et le pont de Sans Sou, c’est pourquoi il n’y a plus aujourd’hui qu’un sentier herbeux entre ces deux points ».
En 1951les riverains de l’Ozon veulent abandonner Solaize, parce qu’ils vivent à Sérézin. Des habitants de la rue de la Blancherie de la commune de Solaize font des démarches pour demander leur rattachement à Sérézin, mais Solaize refuse de se séparer de ses administrés.

La vallée de l’Ozon et la vieille cité

La « Vieille Boîte »

On ne connaît pas la date de construction du joli pont de pierre à deux arches, mais nous savons qu’il est le premier qui permet de traverser l’Ozon à pied sec. Il figure au plan « napoléonien » de 1831.

 

Le pont à 2 arches de l’impasse Charles Giroud

 

En le franchissant, nous pénétrons dans une impasse appelée « la Vieille Boîte » (Charles Giroud aujourd’hui), qui accueille au fond et à droite, la première usine Giroud de 1828 à 1883. Le canal qui passe près des bâtiments permet l’installation d’une roue à aubes, encore visible derrière les bâtiments, qui développe une force motrice de 7,5 CV.
 
En 1880, une maison est construite à l’entrée de l’impasse à gauche, en mâchefer, matériau très utilisé à cette époque-là.
 
L’usine est ensuite transformée en une douzaine d’appartements locatifs et le canal est asséché. Ces appartements sont peu à peu achetés et rénovés par leurs nouveaux propriétaires.

 


L’impasse du Sibelin

 

En continuant vers l’Est, nous arrivons vers l’un des plus vieux quartiers du village, « le Sibelin ». C’est un magnifique petit quartier chaleureux qui laisse l’impression de vivre à une autre époque. On peut voir encore aujourd’hui le puits qui, jusqu’au XXe siècle, alimente ce quartier, comme pratiquement partout ailleurs, et qui sert à l’arrosage des jardins bien entretenus qui permettent d’améliorer le quotidien.

 

  

Le gué sur l’Ozon

 

En direction de Solaize, à la croisée de la « Côte Bayard » qui monte à Solaize et du chemin menant à la rue des Pêcheurs (les Pétaudes), une des premières voies romaines reliant Vienne à Lyon, franchissait l’Ozon sur un gué.  
Cette voie romaine nommée « compendium » (raccourci) empruntait la rive gauche du Rhône, sa distance entre Vienne et Lyon était de 16 milles (environ 24,3km), sa largeur au départ de Lyon était d’au moins de 5,80m.



1° L'emplacement de l'ancien gué de Sérézin-du-Rhône et les voies d'accès qui rappellent son utilisation. - 2°) Le tracé proposé de la voie romaine de Vienne à Lyon par la rive gauche du Rhône (compendium). Gabriel Chapotat 1987.




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