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4. LE PONT DE SANS SOU

LE PONT DE SANS SOU   Ce pont, dont le nom est mentionné sur le parcellaire de 1698, est l’un des deux ponts construits en 1860, sous le mandat de Louis Forcheron, maire. Certaines cartes postales portent la légende « pont de Cent Sous ».    Il fait partie des aménagements réalisés pour l’amélioration des voies et chemins du village, proches de l’Ozon, souvent dégradés par ses crues.    Sous le deuxième pont dont il ne reste que les parapets, un canal de l’Ozon alimentait un moulin, transformé aujourd’hui en appartements.   Une meule subsiste encore en contrebas.                                                                                                 ...

5. DES MOULINS À L'USINE

DES MOULINS A  L’USINE   L’Ozon a vu s’établir des moulins hydrauliques dès le Moyen-Âge, et trois d’entre eux fonctionnent dès cette époque dans notre village.    L'eau retenue par un barrage est amenée au moulin par un bief de dérivation. L’ouverture d’une vanne crée une chute qui actionne une roue. Une série d’engrenages transmet le mouvement de rotation de la roue à une meule tournante, l’action de celle-ci sur une meule immobile broie le grain en farine.   L a farine  de blé est l’ingrédient de base de la fabrication du pain. Chaque habitant en consomme en moyenne 0,9 kg par jour en 1900 .   Du XI e  au XX e  siècle, treize moulins sont implantés de Chaponnay à Ternay.   En raison des coûts de construction et d'entretien, les premiers moulins appartiennent à des familles seigneuriales, disposant à la fois de la possibilité d'exploiter la force motrice de l’eau et d'imposer l'usage de leur moulin aux habitants (droit de banalité...

6. L' USINE GIROUD

L’USINE GIROUD L’entreprise Giroud n’est pas née à Sérézin-du-Rhône, mais à Lyon, dans le quartier St Jean où Michel Giroud, tailleur d’habits originaire de la Drôme s’est installé depuis 1796. C’est là qu’il crée, en 1810, un atelier de bourre de soie où ce tissu est travaillé sur un métier à bras. L’usine Giroud implantée en 1883 au cœur du village, derrière l’église, au bord de l’Ozon. Pourquoi la famille Giroud décide-t-elle alors en 1828 d’établir son usine dans notre village ? Sans doute parce que le prix des terrains y est moins cher qu’à Lyon, et les salaires y sont moins élevés.   Entre 1828 et 1838, la production de couvertures de laine remplace celle de la soie. Michel et ses deux fils aînés implantent une fabrique hydraulique sur le cours de l’Ozon. Cette nouvelle usine est située au lieu-dit la Vieille Boîte.    De 1869 à 1871, la manufacture est mécanisée en ce qui concerne la filature.    En 1872, ils s’associent avec leur frère Jean-Jacques pour ...

7. L'OZON

L’OZON L’Ozon naît dans les collines boisées des communes d’Heyrieux et de Valencin en Isère ,  à une altitude de 323 m ; il s’écoule sur 22 km. Pendant des siècles, l’Ozon  rejoint le  Rhône à Ternay, mais  à partir de 1963,  en raison de l ’implantation de grandes infrastructures entre Saint-Fons et Ternay, son cours aval est réduit de quelques kilomètres.   L’Ozon se jette aujourd’hui dans le canal de fuite de Pierre-Bénite à Sérézin-du-Rhône, à une altitude de 158 m, après son passage souterrain sous l’autoroute.   Rivière du Bas-Dauphiné, « l’Aqua Alsone », mentionnée dès le Moyen-Age constitue la limite méridionale du pays du Velin et sépare les diocèses de Lyon et de Vienne. Le bassin versant se caractérise par 3 grands secteurs paysagers : - à l’amont : les collines d’Heyrieux, Saint-Pierre-de-Chandieu et Chaponnay où l’Ozon s’écoule entre les premiers reliefs du Bas-Dauphiné. - la plaine de l’Ozon : de Chaponnay à...